Les questions & hics résolus

Les étoiles vous guident...

Vous trouverez pour chaque article un indice étoilé correspondant au niveau de connaissances scientifiques recommandé pour profiter pleinement des informations disponibles :
Le symbole 'aucune étoile' : signifie qu'aucune connaissance n'est requise.
A l'inverse le symbole 5 étoiles : annonce un contenu hautement scientifique.
Vous trouverez dans certains cas les ressources requises en cliquant sur les étoiles. Pensez de même à cliquer sur
[kesako?] dans les articles!
Dimanche 3 mai 2009

 

Après le boeuf et la volaille, voici le porc!

Niveau scientifique recommandé : Aucun


Depuis près de deux semaines les médias, tous supports confondus, ne cessent de nous arroser généreusement d'images et de mots démesurés sur celle que l'on appelle à ce jour Grippe A-H1N1. Faisons le point sur cet effet de mode médiatique.

La grippe est le nom commun regroupant le virus Myxovirus influenzae et son syndrome. Le virus existe sous trois formes : A, B et C, chacune regroupant plusieurs sous-types (grippes spécifiques aux espèces). La grippe Mexico-Porcine est donc de type A et de sous-type humain H1N1.
Cette forme de grippe est mortelle... tout comme la grippe commune qui nous frappe chaque année en France et dans le monde! Rendons nous compte : au 2 mai 2009 à 17h00, l'Institut de Veille Sanitaire publie le nombre officiel de cas confirmés de personnes contaminées par le virus Myxovirus influenzae A-H1N1 soit 664 dont 7 décès dans le monde entier.

En approximant la population terrestre à 17 milliards d'Êtres Humains, le risque de contamination est d'un sur dix millions (1/10542169), et celui de décès par suites du H1N1 d'un sur quatre-cent onze millions (1/411764706), tout ceci en considérant qu'un français fait face au même risque qu'un mexicain... Rappelons que la chance de gagner au nouveau loto français est d'une sur dix-neuf millions (1/19000000) !

Virus de la grippe A-H1N1 (couleurs artificielles)


Heureusement, tel Clark qui entend Loïse geindre, les laboratoires Roche® nous envoient leur meilleure arme : le Tamiflu®! Prescrit pour prévenir et/ou traiter la grippe commune, ce médicament est présent en très grandes quantités dans des hangars bien gardés et cachés par le ministère dont l'investissement, fait à la suite de l'épidémie de Grippe Aviaire (A-H5N1), arrive à péremption... Nulle certitude quant à l'efficacité de ce traitement face à une mutation telle que A-H1N1 dont la dernière apparition remonte à la Grippe Espagnole de 1918. De même, deux milliards de masques pharmaceutiques ont été vendus au gouvernement français et attendent un hypothétique déclenchement de l'échelon 6 du système de prévention ministériel pour faire surface.

Quel est donc le prix d'un tel investissement de l'Etat? Qu'importe répondrait le ministère, puisque le budget de la Sécurité Sociale est illimité pour les cas de pandémie....

Et voilà pourquoi les médias utilisent ce terme de pandémie! A la télévision, la radio, dans les journaux et sur internet, la folie s'empare des journalistes qui ont à coeur de "protéger et d'informer les Français du danger qui les guette". Plus de 25 minutes du journal de 13h de TF1 était hier consacré au "fléaut mondial", relaigant ainsi les grèves et crises au rang de faits divers. Rappelons qu'une pandémie est un épidémie qui se répend à la majorité d'une population sur un pays, un continent ou sur la planète entière...


Notons que le VIH et le paludisme tuent chacun 2 millions de personnes par an. Si vous avez peur de la Grippe A-H1N1, jouez au loto (dont le vainqueur d'hier à remporté 19M€) et réfléchissez à une question importante et pourtant effacée par l'écran de fumée : pour qui allez-vous voter lors des prochaines élections européennes?



SIDA/PALUDISME (hypotétique) A-H1N1 (hypotétique) A-H1N1 (En France, selon répartition mondiale)
1/3500 par an 1/411,764,706 1/28,657,142,849

Risque de décès par suites d'un virus
(Sur la base de 2M/an pour SIDA/PALUDISME, 17 A-H1N1 dont 2 français)




Vincent Deniau.



Communauté : Science - Par Vincent - Publié dans : Mediat-hic
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Mardi 9 septembre 2008

 
1,2,3, nous irons au bois...
Niveau scientifique recommandé : intermédiaire +



1,2,3,4,5,6,7,8,9,0. Voici dix caractères présents sur votre clavier. Mais savez-vous d'où ils proviennent, aussi insignifiants peuvent-ils être?



Avis aux jeunes et heureux parents : votre nourrisson sait compter! Ne le l'appelez pas Albert pour autant, nous en faisions tous autant. Les notions de nombre et de comptage sont apparues chez l'Homme il y a des miliers d'années et lui sont desormais innées. Tentons de comprendre ce qui a pû développer ce savoir au fil des sciècles :


An 30000 avant notre Ere :
L'Homme des premières civilisations du Paléolithique vit en groupe. Chaque membre est une unité qui le compose. Aucun calcul n'appairaît ici, mais plutôt l'idée d'une multitude d'unités : l'entier naturel est né. 

Plusieurs centaines d'années plus tard, l'Homme prend conscience de la valeur des objets qui l'entour et les échanges, il doit donc tenir ses comptes. Pour cela, il exprime différemment les objets qu'il reçoit et ceux qu'il donne: c'est l'apparition du calcul basique. Plus tard l'écrit et la généralisation du commerce affineront cette notion en apportant les entiers relatifs (entiers positifs ou négatifs).

300 après JC :
Un problème du quotidient vient interpeler notre Homme desormais intelligent : le partage. Comment partager un gateau en 4 petites parts égales pour les cerfs et une grosse part pour le roi? Interviennent alors les nombres rationnels (composés d'un quotient de deux entiers) : le roi prendra ⅓ du gâteau et les cerf auront chacun 1/6 de gâteau.

A ce stade l'Homme peut résoudre tous les problèmes de la vie, mais pas de la nature. Les grecs vont étudier les formes et courbes de la nature : la géométrie. Un certain Pythagore va soulever un prolème : quelle est la nature de l'hypothénuse d'un triangle rectangle dont les deux autres côtés mesures 1 mêtre? Ce mystérieux nombre qu'il note √2 (racine carrée de 2) est plus grand que 1 mais plus petit que 2, il doit donc être rationnel.

Pythagore démontre simplement à ses comtemporains que l'hypothénuse n'est ni un entier ni un rationnel grace à théorème :





Avec l'arrivée des mathématiques comtemporaines arrivera la notion d'infinie, dont la représentation la plus simple est la droite, sur laquelle est présent l'ensemble des nombre réels (nombres à décimales). Notez que dans cet ensemble il y a autant de nombre entre 1 et 2 qu'entre 1 et 1010[kesako?].


Par extension, les nombres complexes composent l'ensemble des nombres présent dans le plan. Ils s'écrivent sous la forme a+ib avec a et b deux entiers relatifs et i un nombre imaginaire tel que i²=-1


Notez que la théorie des ensemble est une branche des plus importantes et difficiles des mathématiques, n'ayez donc pas peur de laissez un commentaire disant "J'ai tout compris" ;)
 
Communauté : Science - Par Vincent - Publié dans : Mathémat-hic
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Samedi 10 mai 2008

La danse du ciel

 

 

 
Aussi appelées aurores boréales dans hémisphère Nord et aurores australes dans hémisphère Sud, les aurores polaires sont des phénomènes lumineux vieux comme le monde.


 

Aurores Boréales en Alaska


Superposition de deux images satellite

 

 

Jusqu'au début du XXe siècle, les aurores polaires, mystérieux voiles de lumière, étaient considérées comme la résultante de la réflexion de la lumière solaire sur les glace polaires. Cette croyance, aujourd'hui abolit, accusait toutefois le vrai responsable : le Soleil. La surface turbulente de notre étoile rejette dans l'espace des atomes et des particules subatomiques [kesako?]. Lors de violentes tempêtes solaires, une grande quantité de ces particules sont simplement déviées par la magnétosphère terrestre. Cependant une fraction du flux parvient aux pôles, où le champ magnétique présente une brêche. Les particules arrivent alors droit dans l'atmosphère et excitent les atomes d'oxygène et d'azote, lesquels deviennent subitement lumineux : c'est la création des aurores polaires.





Communauté : Apprendre en s'amusant - Par Vincent - Publié dans : Astronom-hic
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Lundi 28 avril 2008

Parution dans le numéro 912 du magazine Courrier International : extraits du magazine New Scientist (Londres).
Titre original : inconnu, Traduction : Courrier International 

 


Quand les physiciens rêvent de Stargate SG1...
Niveau scientifique recommandé : Intermédiaire


Si l’on en croit certains  mathématiciens russes, 2008 sera une année mémorable. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, peut-être verrons-nous l’humanité créer sans le vouloir sa première machine à voyager dans le temps et peut-être verrons-nous débarquer nos premiers visiteurs du futur – lesquels se déplaceront en voiture volante et porteront à tous les coups des combinaisons argentées, comme l’impose la mode du futur-fiction.
Ces théoriciens spéculent que, lors de l’inauguration, tant retardée, du grand collisionneur de hadrons (LHC), à la frontière franco-suisse, les scientifiques et notables assemblés pourraient avoir la surprise de leur vie. Car, grâce à quelque vague probabilité rôdant au large des rivages les plus fous de la physique, le LHC pourrait se muer en machine à voyager dans le temps et pourrait plus précisément devenir l’extrémité d’une “courbe fermée du genre temps” reliée au futur. Ou, pis encore, il accoucherait d’une étrange particule subatomique baptisée “strangelet”, capable d’engloutir l’Univers entier. Voilà les histoires qui circulent en physique et en cosmologie ces temps-ci. Autrefois, ce n’était qu’affaire de calculs purs et durs et de décalage vers le rouge de galaxies, sujets a priori déjà bien assez impressionnants comme ça.
Tout cela a-t-il seulement un lien quelconque avec la réalité ? Ou le monde de la physique serait-il coupable de chercher à se rendre plus glamour, s’éloignant du domaine des données vérifiables pour croiser dans l’univers plus abordable de la pornographie scientifique ? Outre les machines à voyager dans le temps accidentelles, on nous inflige les cordes cosmiques, gigantesques filaments de superchose qui tordent et déchirent l’espace-temps comme filerait une paire de collants célestes, et les branes qui s’entrechoquent, blocs mathématiques titanesques qui donnent naissance au big bang dans l’univers ekpyrotique délicieusement exotique de Neil Turok [l’un des fondateurs de la théorie des cordes].
Ça ne vous paraît pas encore assez dingue ? Et les multivers ? En 2007, l’astronome royal Martin Rees nous a régalés d’une conférence sur la possibilité – la probabilité, même – de mondes multiples. Une infinité de réalités parallèles existant dans une superréalité colossale à côté de laquelle notre conception de l’Univers est à peu près aussi insignifiante qu’un moustique sur le derrière d’un éléphant. Ne vous méprenez pas, j’adore les univers parallèles. J’aime l’idée qu’à dix puissance dix puissance dix puissance cent années lumière d’ici se trouve un autre moi, assis devant son ordinateur, en train d’écrire ce même article dans un monde qui est exactement le même que le mien, sauf que le levier de vitesses de sa Honda Accord est d'un ton de gris légèrement différent. Et j'adore l'idée que chaque fois qu'une particule subatomique se balade, toute une création est déclenchée. Oubliez les chats à demi-morts dans des boîtes, là, nous évoquons des mondes où Hitler a gagné la Second Guerre mondiale, ou qui n'ont pas connu Hitler, ni de Seconde Guerre mondiale, ni aucune Honda Accord.
 


Dessin de James Fryer paru dans

Scottish Times Educational Supplement
Edimbourg
.




Il est quand même amusant d’apprendre que des scientifiques sérieux considèrent que les fabuleuses réalités alternatives des romans de Philip Pullman [édités en France chez Gallimard] pourraient représenter une description exacte de la réalité (car, dans un multivers de dimensions et de portée infinies, il y aura, en d’autres lieux et d’autres temps, un monde où une petite fille du nom de Lyra se liera d’amitié avec un ours polaire parlant et où les âmes des gens prendront la forme d’animaux familiers). Amusant, certes, mais est-ce si inoffensif ? Les scientifiques – et les gens comme moi qui soutiennent la science – ne demandent pas mieux que de déverser leur mépris sur les astrologues, les homéopathes, les cinglés des ovnis et autres crop circles, voire sur la brigade des défenseurs de la Création en seulement sept jours, qui croient tous béatement et sans l’ombre d’un début de preuve à des balivernes avant même d’avoir pris leur petit déjeuner.

Montrez-nous des données vérifiables, déclarons-nous à ces âmes perdues.
Où sont vos expériences ? Et que dire du rasoir d’Occam, ce principe qui veut qu’une explication soit aussi simple que possible ? Le jardin est déjà bien assez beau, assurons-nous, sans qu’il soit besoin de le peupler de fées. Le danger,c’est que,sur les rives les plus sauvages de la physique, ces critères ne sont souvent pas respectés non plus. Pour l’heure, aucune observation ne prouve l’existence de cordes cosmiques. Difficile de lancer une expérience sur un multivers. En ce sens, certaines de ces idées ne sont pas si éloignées, conceptuellement, des soucoupes volantes et de l’homéopathie. Si nous sommes prêts à rejeter les fantômes comme étant, disons, grotesques sous prétexte que, d’une part, nous ne disposons d’aucune preuve par l’observation de leur existence et que, d’autre part, leur existence même nous obligerait à tout repenser, le même argument ne s’applique-t-il pas aux univers simulés et aux machines à voyager dans le temps ? Ne nous rendons-nous pas coupables de préjugés envers certaines idées improbables au profit d’autres ? Pour croire aux fantômes, il faut un tout autre état d’esprit que pour défendre des mondes parallèles ou des cordes cosmiques. Mais pensons-nous que des voyageurs temporels vont débarquer au LHC ? Ou bien ne sommes-nous pas, nous aussi, en train de voir des fées tout au fond du jardin ?

Michael Hanlon
Communauté : Science - Par Vincent - Publié dans : Parutions scicentif-hic
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Mercredi 19 mars 2008
Lex-hic : l'atome Niveau scientifique recommandé : Débutant [Click!]


En un mot :
Le plus petit élément dont est composée la matière.


Développement :
Le modèle de l'atome (du grec 'atomos' = insécable) est de nos jours totalement admis par la communauté scientifique. En effet depuis les première intuitions des philosophes présocratiques, notamment Leucippe, (env. 460-370 av. J.-C.), Démocrite et, plus tard, Épicure, ce modèle s'est avéré des plus fiables.
Le principe en est simple : la matière, quelle qu'elle soit  et quel que soit son état physique (solide, liquide, gazeux) est composée de particules infiniment petites et nombreuses qui, scindées, formes des ensembles macroscopiques (visibles à l'oeil nu). La comparaison avec la dune formée de grains de sable est intuitive et fait que nous acceptons tous sans difficulté cette vérité.
A ce stade notre connaissance de la matière est celle des scientifiques du début du 19e siècle. En 1887, Joseph John Thomson découvre l'existence d'un particule encore plus petite que l'atome, et qui le compose : l'électron. Peut de temps après, les scientifiques parlent de neutrons et de protons...
Le modèle de l'atome est alors modifié pour être compatible avec les récentes découvertes : le nuage électronique et le noyau atomique sont nés. L'atome est désormais composé d'un agrégat de nucléons (neutrons et protons) autour duquel gravitent des électrons formant un nuage :

atome.png
Représentation d'un atome (Helium) composé de 2 neutrons (bleu), 2 protons (rouge) et d'un nuage d'électrons. Remarquez l'échelle : 1 Angström = 10-10 [kesako?] mètres .


On notera que la distance entre le noyau et la première couche d'électrons est gigantesque comparée à celle de l'atome entier. En effet, si on imagine un atome comme une balle de tennis de table posée au milieu du Stade de France, l'électron le plus proche serait un grain de sable... sur le parking! Et qu'en est-il de tout le reste? Qu'y a-t-il entre le noyau et les électrons? Pas de l'air puisque l'on a vu que les gaz eux-sont même composés d'atomes... la réponse est simple : RIEN. Du vide. La matière est donc composée à plus de 99% de vide.
Si ce dernier paragraphe vous laisse septique, dites-vous bien que les scientifiques l'ont été de même bien longtemps. Qui irait croire que sans tout ce vide, l'univers tout entier rentrerait dans un dé à coudre? ;)
 
Communauté : Apprendre en s'amusant - Par Vincent - Publié dans : Lex-hic
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Jeudi 14 février 2008
 
Trouvez le Nord de jour comme de nuit!
Niveau scientifique recommandé : Tout public




 
Depuis toujours, l'un des outils les plus utilisés pour s'orienter sur Terre est la boussole. La boussole utilise le champs magnétique  terrestre pour indiquer le Nord magnétique. Aussi  toutes nos cartes et plans sont orientés suivant ce phare naturel.
Mais que faire pour s'orienter sans boussole? Des  repères universels sont necessaires, et encore une fois, la nature, ou plutôt l'univers nous offre ses services.


1. De jour :


La première solution consiste à repèrer la position du soleil en fonction de l'heure. Le soleil se lève à l'Est, passe au Sud à midi (heure solaire), et se couche à l'Ouest. Pour repèrer le Nord, notez la position du soleil par rapport à la votre, ou regardez votre ombre. En fonction de l'heure, vous devez savoir si le soleil est à l'est, au Sud, au Sud-Est etc... Ainsi vous obtenez une direction cardinale, le Nord est à portée de main!
Vous pouvez trouver sur le site Avenir-Energies.com une animation flash très complète et claire pour vous familiariser avec cette methode.

NOTE : Dans l'émisphère Sud, même méthode mais le soleil passe au Nord à midi heure solaire.






La seconde methode est similaire, mais l'utilisation d'une montre permet de ne pas avoir à effectuer de calculs d'angles. La methode est simple : remonter votre montre pour qu'elle affiche l'heure solaire (remonter d'une heure en "heure d'hiver" et de deux heures en "heure d'été"). Ensuite, pointer l'aiguille des heures en direction du soleil. Le Sud est alors en direction de la bissectrice (droite qui coupe un angle en deux angles égaux) du plus petit angle formé par l'aiguille des heures et la direction du chiffre 12. Le Nord est alors tout simplement... de l'autre côté! (voir illustration).


NOTE : cette methode ne fonctionne en France que de 6h à 18h. Dans l'émisphère Sud, le Nord sera directement indiqué par la bissectrice.




2. De nuit :

grande_ourse.jpg
La nuit, tous les chats sont gris... et le soleil aussi! Heureusement, ses soeurs les étoiles sont là pour nous guider! La première chose à faire est de trouver La Grande Ourse (uniquement dans l'émisphère Nord). Cette constellation est facilement reperable dans le ciel, et resemble à une casserole, ou un chariot.





L'étape suivante est simple : imaginez une droite qui prolonge l'avant du chariot, vers le haut de celui-ci. A environ 5 fois la hauteur du chariot vous trouverez une étoile : l'étoile polaire. BINGO! Cette étoile est la seule du ciel qui soit immobile (du moins de nos jours).

undefined

Enfin, ramenez par la pensée cette étoile sur l'horizon, et vous obtiendrez la direction du Nord!

nord.jpg




Vous n'avez desormais plus aucune raison d'être desorienté!
 
Communauté : Apprendre en s'amusant - Par Vincent - Publié dans : Astronom-hic
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Jeudi 31 janvier 2008
Lex-hic : le poids
Niveau scientifique recommandé : Débutant confirmé


En un mot:
Le poids = La force qui vous "pousse vers le bas" et vous empêche de décoller.

Developpement:
Quand vous entendez "J'ai encore pris du poids" répondez "Va sur la Lune tu t'y sentira mieux!". [Tous comptes faits, évitez ou vous risquerez la mise en orbite...]
En effet, votre poids change selon le lieu où il est calculé. Vous avez bien lu calculé et non mesuré ou pesé. Ce que nous appelons tous 'poids' est en fait la 'masse'. Celle-ci est invariante : que vous soyez sur Terre, sur la Lune ou ailleurs, votre masse sera toujours la même, et s'exprimera en kilogrammes (Kg). Le poids quant à lui est une force et s'exprime donc en Newton (N). Il se calcule selon la relation :
P=m*g
où m est la masse de l'objet considéré. g est ce que l'on appelle une constante de gravitation. Le principe est simple : plus la planète sur laquelle vous vous tenez est lourde (c'est à dire plus sa masse est élevée) plus g est grande. C'est pour cela que sur la Lune, plus légère que la Terre, les astronautes peuvent battre les records de saut en longueur dans leurs combinaisons!!!
Pour les plus scientifiques (ou curieux), on peut généraliser la formule P=m*G. En effet, même si deux corps (objets) ne sont pas en contact direct, ils exercent l'un sur l'autre une attraction. La formule devient alors :
force_gravitationnelle.png où m1 et m2 sont les masses de chacun des corps et r la distance qui les sépare. Attention ici G a changé, ce n'est plus le facteur dû à la masse d'une planète mais une constance valable en tout temps, en tout lieu et à toute échelle. On remarque que la force d'attraction augmente quand la distance diminue et/ou quand les masses augmentent.

Et dire que tout ceci est sortit de l'esprit d'un certain Newton après qu'une pomme lui soit tombé sur la tête...
 
Communauté : Apprendre en s'amusant - Par Vincent - Publié dans : Lex-hic
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Mercredi 23 janvier 2008

 

Le ciel est-il bleu?

Niveau scientifique recommandé : Débutant

 


Sur la Lune, et partout dans l'espace, le ciel est noir, parsemé d'étoiles scintillantes. Pourtant sur Terre, si vous levez les yeux par beau temps, vous ne verrez aucune étoile, pas même la Lune, mais un grand plafond bleu. Alors, pourquoi le ciel est-il bleu?

La science peut répondre à cette question! Premièrement, notons que le soleil nous envoie de la lumière blanche. La lumière blanche est composée de toutes les couleurs (visibles lors d'un arc en ciel) qui composent sont 'spectre' (voir figure 1). Chaque couleur correspond à un rayon caractérisé par sa vitesse (longueur d'onde). Plus cette dernière est petite, plus l'onde vire au violet, et plus elle est grande, plus l'onde tend vers le rouge.
Dans l'espace, la lumière se déplace en ligne droite. Mais en entrant dans l'atmosphere (ce que nous appelons le ciel), elle se heurte à de nombreuses molécules de gaz qui se mettent alors à vibrer, et à disperser la lumière dans toutes les directions (tout comme votre doigt vibre et disperse l'eau si vous l'appliquez à la sortie d'un tuyau d'arrosage).
L'azote et l'oxygène, majoritaires dans l'atmosphere, diffusent plus facilement les rayons aux courtes longueurs d'ondes. Ces rayons correspondent au magenta, bleu, cyan et vert. Les quatres couleurs sont donc mélangées et dispersées dans l'atmosphère qui nous apparaît alors comme un plafond "bleu ciel". Les autres rayons eux, ne sont pas déviés, le soleil nous semble donc coloré d'un mélange des couleurs restantes : jaune, orange et rouge (figure 2).

Lors des couchers de soleils, les rayons traversent une couche plus épaisse de gaz (lumière rasante), les grandes longueurs d'onde sont alors elles aussi dispersées, le jaune-orangé s'ajoute au magenta, bleu, cyan et vert pour donner sa couleur rougeâtre au ciel,  et le soleil nous apparait dépourvu de jaune : rouge-orangé.

Quelques minutes (environ 20) avant le lever et après le coucher de soleil, les rayons jaunes à rouges sont masqués par l'horizon, et du fait de diffusions successives, les rayons de courtes longueur d'onde sont rendu les seuls visibles dans le ciel qui paraît alors profond et lumineux : c'est l'heure bleue.

 

 

Spectre de la lumière blanche

Figure 1 : la lumière blanche que nous envoie le soleil est
composée de toutes les couleurs de l'arc en ciel.

 

 

 

Diffusion de la lumière bleue

Figure 2 : La lumière bleue est dispersée, les autres couleurs
nous parviennent en ligne droite.

 

 

 

Figure 3 : L'heure bleue est très convoitée par les

photographes à la recherche du parfait cliché.

Communauté : Apprendre en s'amusant - Par Vincent - Publié dans : Phyz-hic
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Mercredi 23 janvier 2008

Bienvenue dans la BoitAHic!

La BoitAHic est  l'endroit où vous pouvez poser des questions qui relèvent, ou peuvent relever des sciences.
De "1+1=?" à "La relativité générale doit-elle être reformée?",  laissez toutes vos questions en commentaire sur cet article et nous tenterons d'y répondre  en restant bien sûr compréhenssible par tous!
Les solutions apportées à vos questions seront publiées et repertoriées ici-même.

A vos hics!
Communauté : Apprendre en s'amusant - Par Vincent
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Mardi 22 janvier 2008
Lex-hic : les puissances de 10
Niveau scientifique recommandé : Tout public


Vous trouverez sur ce blog quantité de nombres écrits sous forme scientifique, càd sous forme de puissance de 10. Voici comment les interpréter :

Les puissances de 10 permettent d'écrire des nombre extrèmement petits ou extrèmement grands en utilisant de simples chiffres. L'exposant de 10 indique un rang de décalage de la virgule, effectué vers la gauche s'il est positif, et vers la droite s'il est négatif.


Voici quelques exemples : 

1.101 = 10
1.103 = 1000
2,38.108 = 238000000
1.10-10 = 0,0000000001
1.10-1 = 0,1
15,6.10-5 = 0,000156
Communauté : Apprendre en s'amusant - Par Vincent - Publié dans : Lex-hic
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